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Tuesday, September 28, 2010

Le camp d'été de Pour un Sourire d'Enfant : comment, pourquoi?

Quand Jan et moi commencions à concevoir les plans d'un congés sabbatique pour voyager, Jan souhaitait grandement y inclure une période de volontariat, afin de nouos rendre utiles et de vivre une expérience au plus près de communautés défavorisées d'un pays qu'on visiterait. Je trouvais l'idée excellente, puisqu'elle me permettrait de retâter le terrain humanitaire, et d'enrichir ma connaissance du travail de développement. Nous voilà donc partis à la recherche d'une mission de bénévolat pour une période de 3 à 5 semaines... Naturellement, j'ai pris contact avec mes amis travaillant dans diverses Organisations Non-Gouvernementales (ONG) (exclue celle pour laquelle je travaille actuellement afin de ne pas confondre congés sabbatique et travail déguisé); les retours n'étaient pas très concluants, car les organisations recherchent avant tout des personnes pouvant s'engager sur plusieurs mois. Mais en parcourant le site de Pour un Sourire d'Enfant (PSE), une ONG que j'avais visitée lors de mon séjour au Cambodge, nous sommes tombés sur l'annonce de recrutement de moniteurs bénévoles pour le camp d'été 2010, qui se déroulerait en août. On ne pouvait rêver mieux!

Pour un Sourire d'Enfant est une association fondée par un couple de français en 1995 afin de répondre aux besoins alimentaires puis éducatifs des enfants travaillant sur la décharge publique de Phnom Penh. Des paillotes aux abords de la décharge avaient été installées pour distribuer des repas; puis ce fût la construction d'un centre à proximité avec des salles de classe, et tout un système d'incitations aux familles (notamment par la remise d'un sac de riz hebdomadaire) pour qu'elles cessent d'envoyer les enfants travailler sur la décharge et les envoient plutôt à l'école où ils seront également nourris. Se sont créés ensuite des centres de formation professionnelle (hotellerie, restauration, mécanique, nounou, etc), afin de fournir un métier aux adolescents. Il existe aussi un programme de prise en charge complète de jeunes filles au centre (les "pensionnaires") et de jeunes garçons dans des familles d'accueil, ayant été retirés de leur famille pour cause d'abus et de mauvais traitements. Récemment, se sont ouvertes encore des classes spécialisées pour des enfants handicappés moteur et mentaux. Des antennes se sont également ouvertes à Sihanoukville (sur la côte sud) et à Siem Reap (au nord, dans la ville des temples d'Angkor). En 20 ans, PSE est devenu une énorme usine de réussite, car les stat montrent par exemple que près de 100% des candidats PSE ont obtenu le bac, et près de 100% des diplômés de la formation professionnelle ont trouvé du travail.

Les écoles gérées par PSE sont reconnues par le Ministère; ce sont des écoles de rattrappage qui permettent aux élèves de passer l'équivalent de deux niveaux scolaires en un an, afin qu'ils puissent ensuite intégrer l'école publique "normale". Des partenariats avec les écoles publiques du quartier ont été établis permettant la livraison des repas, la visite de l'imfirmerie et de la bibliothèque ambulantes, etc.

Pendant les vacances scolaires des écoles de PSE, au mois d'août, un camp d'été, c'est-à-dire l'équivalent d'un centre aéré, a été mis en place afin d'éviter que les enfants oisifs ne retournent travailler à la décharge avec leurs parents. Cette période de vacances étaient redoutés par les enfants qui voyaient leur destin s'assombrir à nouveau. Grâce à la générosité et l'énergie de la famille Alonso, une famille espagnole établie à Toulouse, constituée de Marisa, Fernando et leurs trois enfants, le camp d'été a pris beaucoup d'ampleur - la première année, il y a 8 ans, c'était environ 400 enfants, et cette année 2010, ce fût plus de 6000 enfants qui en ont bénéficié.

Il s'agit de proposer des activités ludiques avec comme seul objectif: le sourire des enfants. Pour cela, cette année, près d'une centaine de moniteurs européens bénévoles (pour la moitié espagnols, pour l'autre français... et quelques autres) et plus d'une centaine de moniteurs cambodgiens rémunérés ont été recrutés pour encadrer les enfants.

Le camp est financé par le budget de l'ONG - cette année, les comptes ont montré un coût de 10 dollars par enfant pour la période du camp (1 mois): à peine plus qu'une place de cinéma! La source financière principale de PSE, ce sont les parrainages d'enfant, par des individus - comme vous et moi!

Si vous êtes intéressés, vous trouverez plus d'info sur leur site: www.pse.asso.fr

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